Bretagne Côte d'Ivoire
Retrospective des projets de développement
Rétrospective des projets de développement
Rétrospective des projets de développement de 1977 à 2001 et nouveau projet de lutte contre l’insalubrité, déchets et environnement 2010 en Côte d’Ivoire.
Novembre-décembre 77
Lors d’un voyage familial, Ernest AHIPPAH après cinq ans d’absence de son pays, la Côte d’Ivoire, réalise un reportage écrit pour l’hebdomadaire rennais de l’époque
«les Nouvelles de Bretagne.
De l’observation qu’il a faite de l’évolution sociale et économique durant les cinq années d’absence, il écrivait à propos de son village natal Jacqueville et précisément des ruines des maisons de l’époque précoloniale » : dans le domaine touristique tout est encore au stade d’étude.
"Je vois bien la restauration de certains édifices coloniaux pouvant recevoir des vestiges historiques de la région, un peu dans le même esprit que l’île de Gorée au Sénégal."
Nouvelles de Bretagne du 23 décembre 1977.
Au cours de ce voyage il réalise une série de diapositives et des photos.
Plus tard, à la création de l’Association pour le Développement de la Coopération Culturelle et Socio-économique entre la Bretagne et la Côte d’Ivoire (Association Bretagne Côte d’Ivoire) en 1980, l’ensemble du reportage, les diapositives et les photos des ruines de ces maisons précoloniales ont pu être exposées et projetées dans des centres culturels de Bretagne.
Une information a été diffusée vers un large public. Nous avons commencé à ce moment-là à rechercher des partenaires financiers.
Novembre 1983
PREMIER VOYAGE DES ADHERENTS DE L’ASSOCIATION EN COTE D’IVOIRE
Lors du voyage inaugural d'échanges et de séjours chez l’habitant en Côte d’Ivoire, l’Amicale des Bretons de Côte d’Ivoire, avisée de notre arrivée, a profité de la présence, dans la délégation, de sept bretons venus de Rennes avec nous pour nous demander de leur indiquer une structure sociale à Abidjan afin de réaliser un don de matériel.
Après plusieurs recherches, notre choix s’est arrêté sur la pouponnière de Yopougon, commune de résidence de notre siège en Côte d’Ivoire.
L’amicale des bretons de Côte d’Ivoire nous a alors associés à la cérémonie de remise de dons que nous avions eus la charge de préparer.
Le lendemain, nous avons invité les membres de l’Amicale des Bretons à se déplacer à Jacqueville d’où est originaire le Président-fondateur de l’Association Bretagne Côte d’Ivoire, Ernest AHIPPAH.
A leur arrivée, ils ont pu visiter en notre compagnie le Lac naturel, le village de pêcheurs ghanéens, l’ancien village aux maisons traditionnelles typiques du Littoral alladjan et les ruines des maisons de l’époque coloniale.
A cette occasion, nous leur avons suggéré d’être notre premier partenaire pour notre projet de restauration de ces maisons de l’époque précoloniale.
Nous pensions qu’elles pourraient devenir des lieux culturels et pourquoi pas un musée pour la conservation et la préservation du patrimoine culturel Alladjan qui, au demeurant est très riche et chargé d’histoire.
Les Autorités administratives et traditionnelles composées du premier adjoint au Maire et du chef du village, nous ont assurés de leur accord et de leur soutien dans ce projet.
A notre retour en France, nous avons entrepris la recherche d’autres partenaires pour réunir les conditions matérielles et financières plus solides.
Les associations qui ont été pressenties et contactées étaient : Etudes et chantiers, Architectes sans frontières, le Service Civil International et Ingénieurs sans Frontières.
1984 Chantier jeune
ENCORE AU STADE DE MULTIPLES DEMARCHES.
Le voyage d’échange en Côte d’Ivoire et la rencontre avec l’Amicale bretonne d’Abidjan ont été des éléments d’encouragement à continuer et surtout à entretenir l’idée que le projet de restauration des maisons coloniales est possible.
Car la région du littoral Alladjan, avec Jacqueville pour chef lieu de sous-préfecture, bénéficiant d’une situation géographique exceptionnelle et favorable au tourisme devait se doter d’une structure culturelle à la dimension de la région.
D’ailleurs dans certains ouvrages qui traitent du tourisme en Côte d’Ivoire, certains spécialistes comparaient déjà la région du littoral à la Polynésie, à l’Ivoirienne bien sûr.
C’est dans ce curieux paysage que régulièrement nos adhérents découvrent ces vieux bâtiments de l'époque précoloniale, si bien qu’il nous semblait nécessaire de mettre en place une action de sauvegarde et d’organiser un chantier de jeunes pour leur restauration.
C’est pourquoi nous pensions que ces maisons, une fois rénovées comme nous le disions plus haut, serviraient, entre autre, de musée pour rassembler la mémoire du pays alladjan, et aussi être des lieux d’animations culturelles : spectacles de sons et lumières à la manière des châteaux français, évocations théâtrales...
Pour ce faire, nous préconisions l’envoi d’un groupe de jeunes bretons encadrés par des spécialistes pour évaluer les travaux.
Pour la première fois, nous avons introduit une demande de subvention accompagnée d’un projet auprès des services des échanges internationaux de la ville de Rennes qui n’a pas abouti à cause d’un dossier incomplet.
Alors nous nous affairons depuis, en Côte d’Ivoire comme en France, pour que rapidement nous démarrions les travaux.
Nous pensons, au risque de nous répéter, que JACQUEVILLE et toute la région, auront beaucoup à gagner pour leur développement.
1987-1988
En octobre 1987, nous adressons un courrier à la branche européenne de la A.I.C.V.-S.C.I.(Association Internationale de chantiers volontaires Service Civil International) à Paris pour solliciter sa collaboration dans l’organisation du chantier de restauration à JACQUEVILLE. En février 1988,nous réitérons notre demande auprès de cet organisme, en vain.
Juin 1990
Création à Rennes d’un Centre d’animation et d’une école pour l’enseignement de la danse et des percussions africaines
« L’APPATAME »un joli nom qui, en Côte d’Ivoire, désigne l’endroit du village destiné aux rencontres et aux palabres.
C’est tout à fait dans cet esprit que nous avons conçu le centre d’animation africaine. C’est le premier de ce type en Bretagne.
Ce lieu nous a permis de rassembler nos adhérents qui, les mois suivants ont vu le nombre augmenter sensiblement.
La Bibliothèque et le centre de documentation ont été des lieux de sensibilisation aux projets de développement que nous initions en Côte d’Ivoire (envois de médicaments et matériels sanitaires, échanges scolaires….)
Les réunions d'informations, les soirées diapositives et films vidéos ont été nombreuses à l’Appatame pour préparer nos adhérents à être des acteurs quand le moment sera venu de démarrer le chantier de restauration des maisons de l’époque précoloniale à Jacqueville.
Mars 1992
Les relevés techniques, effectués par un artisan et un architecte rennais en mars 1992 à notre demande, nous ont permis de démarrer la phase active du projet.
A cet effet nous prenions contact avec l’Association Etudes et Chantiers (délégation de Rennes), pour qu'ensemble, nous recherchions et réunissions les moyens matériels, humains, techniques et financiers de l’opération.
Septembre1993
Fusion de deux entités de même essence pour être une seule force.
A la rentrée de septembre, le nombre des adhérents demandeurs d’activités et les candidats au voyage en Côte d’Ivoire, dans le cadre de nos projets de développement augmentant, nous avons été amenés à fusionner les deux entités Bretagne Côte d’Ivoire et Appatame, pour devenir une grande association répondant au nom de Association APPATAME BRETAGNE CÔTE D’IVOIRE.
Toutefois la Représentation ivoirienne a gardé l’appellation Bretagne Côte d’Ivoire conformément aux lois ivoiriennes au moment de sa déclaration.
Août 95
L’été 95, comme nous disposions d’assez d’éléments, nous sollicitons une rencontre avec le chef du village et les notables pour leur exposer l’avancement du projet qu’initie l’Association Appatame Bretagne Côte d’Ivoire concernant la restauration des maisons précoloniales.
Nous apportions aussi plus de précisions quant à leur destination future : les transformer en «Maisons des Arts et Traditions du Littoral Alladjan. »
Nous désirons mettre enplace pour ce faire une formation de collecteurs d’informations en milieu traditionnel qui débouchera sur la création d’un laboratoire d’ethnologie, de musique, de danse et de chant.
Accueil favorable de l'ensemble du projet par les notables, le chef du village et par une grande majorité de la population qui a été informée.
Juillet - Août 1996
OUVERTURE DU CHANTIER ETDEMARRAGE DES TRAVAUX EN AOÛT
Nouvelle rencontre avec le chef du village et les notables pour les informer des dernières démarches à entreprendre pour l’ouverture du chantier et le démarrage des travaux en août.
Nous portons à leur connaissance que nos partenaires français sont :
ASSOCIATIONETUDES ET CHANTIERS (organisme de chantiers internationaux)
E.A.I.-INSA(Echanges Afrique insa-Institut National de Sciences Appliquées.)
Le chef du village, heureux de cette nouvelle, donne à nouveau son accord et nous assure de son soutien.
Il délègue deux notables pour aller rencontrer la famille propriétaire. Ils lui font part de l’avancée des démarches que nous avons engagées.
La Municipalité, que nous avons tenue régulièrement informée de nos intentions et qui nous apporte son soutien total, a signé avec nous, le 4 avril 1996, une convention de partenariat.
Au mois de juillet nous avons eu l’occasion de rencontrer toutes les parties concernées par notre projet.
D’abord dans la famille Mambé Boni :
Plusieurs rencontres de travail ont permis de clarifier les intentions de l’association.
Une réunion avec tous les membres de la famille Mambé Boni s’est tenue à Abidjan, au domicile du Chef de Terre, en notre présence et en celle des deux notables dépêchés par le Chef duvillage, exécuteur légataire des biens de la famille Mambé Boni et garant de la tradition du village.
Le Chef de Terre s’est réjouit de notre initiative et a donné son accord afin que par cette action, la mémoire familiale puisse trouver une continuité dans l’histoire.
Il a désigné un membre de sa famille pour rédiger son accord par écrit.
Ce courrier nous parvînt au moment même où le Chef du village entouré des notables, des représentants de la famille, de nous même et des autres partenaires ( Etudes et Chantiers,E.A.I.-INSA), versait la boisson traditionnelle par terre pour associer et remercier les défunts et les ancêtres de la famille et du village.
Nous l’avons égaré au cours du voyage retour en France, oublié dans le coffre d’un taxi à Abidjan dans une sacoche contenant d’autres documents aussi importants.
Depuis, nous menons des démarches pour obtenir les doubles de tous ces documents que nous avions portés à la connaissance de la famille.
Création du Festival POPÛE BRA
Première manifestation culturelle des arts et traditions des 3 A pour soutenir le programme de restauration.
Cette grande manifestation a connu un franc succès en présence des autorités municipales et traditionnelles.
Elle a débuté avec la nuit du conte traditionnel dans la cour même du chef de terre et chef du village de Jacqueville.
Le lendemain, nous l’avons clôturée par la journée culturelle en présence des groupes de danses de la région, et de la Troupe BLA SIABLE venue de Rennes(France) pour découvrir les danses traditionnelles ivoiriennes.
Ces Bretonnes nous ont gratifiés d’une belle prestation ainsi que des musiciens bretons adhérents de notre antenne de Lorient (France), invités pour la première fois sur le Littoral Alladjan.
Philippe JANVIER et Jean-Luc LEMOIGN ont étonné, enthousiasmé avec leur Biniou et Bombarde.
Août 1997
Poursuite des travaux de restauration du futur musée.
L’été 1997, Jacqueville a connu une effervescence des plus remarquée. En effet le nombre de nos adhérents candidats au voyage s’est accru.
Les étudiants en génie civil de l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées de Rennes) se sont inscrits nombreux pour prêter mains fortes aux travaux de restauration.
Ce qui a permis la clôture de la première tranche des travaux.
A la fin du séjour, nous avons décidé de laisser le chantier ouvert, laissant la possibilité aux bénévoles de Jacqueville d'effectuer des petits travaux.
En marge du chantier de restauration, nous avons greffé d’autres projets de développement tels que :
- Le volet éducation qui renferme les devoirs de vacances, l’alphabétisation et l’animation.
- Le volet santé avec l’acheminement des médicaments,des matériels sanitaires pour la sensibilisation sur le sida.
- Le sport et les jeux traditionnels.
- Le collectage audiovisuel d’informations sur les traditions anciennes dans les villages du littoral (contes, musique, chants et danses)
- Dans ce dernier volet, nous notons la très belle expérience des jeunes filles bretonnes en difficulté sociale résidentes dans un foyer dans le Finistère.
- Elles ont visité les villages de nos Antennes en échangeant avec les villageois.
POPÜEBRA 97 SECONDE EDITION
Elle a connu un succès pendant trois journées.
Ce qui nous conforte dans l’idée qu’une telle manifestation était nécessaire pour la sauvegarde et la préservation de nos traditions anciennes.
Nos jeunes conteuses bretonnes se sont fait remarquer lors de la NUIT DU CONTE précédée d’une retraite aux flambeaux.
Le lendemain au cours de la JOURNEE CULTURELLE, outre les jeux, les danses et la musique traditionnelle de la région, nos adhérents bretons nous ont entraînés dans l’univers des danses bretonnes : Andro, Plin, Scotisch, reflétant dignement l’esprit des « FEST-DEZ » (fête de jour en opposition de« FEST-NOZ » fête de nuit.
La journée suivante a été plus sportive. C’est par un tournoi de football doté d’un trophée Appatame qu’ont été clôturées les festivités.
Juillet-Août-Septembre 1998
« L’Appatame Bretagne Côte d’Ivoire reprend le flambeau»
Continuité des travaux sur le futur musée et démarrage des travaux sur la deuxième maison, qui abritera la bibliothèque.
Les deux années précédentes, ce sont les étudiants de l’’INSA qui ont recherché et apporté l'essentiel du financement pour la restauration des maisons précoloniales.
Cette année, nous avons repris le flambeau. Aidés de nos adhérents, nous avons recherché les financements nécessaires à la continuité des travaux.
Le soutien financier despouvoirs publics français a été déterminant et nous réconforte.
Pour le chantier de restauration : le Ministère de la Coopération française avec, le parrainage du Mouvement Peuples Solidaires,branche «jeunes solidaires » - le Conseil Régional de Bretagne et le Conseil Général d’Ille et Vilaine.
Pour les autres projets : le F.A. S. – le CROUS (université de Rennes) – le échanges internationaux de la ville de Rennes
Cette année nous comptons dans nos rangs Les Architectes sans Territoires (ASTER) comme nouveau partenaire. Ils nous ont apporté un appui tant humain que financier et seront encore à nos côtés l’année prochaine.
De nouveaux projets cette année sont venus compléter ceux déjà existants:
· environnement : étude sur le terrain du traitement des déchets qui enlaidissent les sites et sont la cause de nombreuses maladies et épidémies. Le traitement des eaux insalubres. Le constat cette année nous amène à envisager la construction d’un lavoir à l’écart du Lac M’KOA.
· Collectage des contes : fabrication d'un recueil de contes en pays Alladjan.
· Des ateliers d’arts plastiques : Des enfants se sont initiés à l’art du découpage, à la peinture. Ces ateliers ont connu un engouement et promettent des étés enthousiastes à venir.
POPÜEBRA 98 TROISIEME EDITION
Cette manifestation a permis de réunir des conteurs comme Obin Manfeï, de renommée internationale vivant en France qui a fait le déplacement d’une façon exceptionnelle et Adou Mathurin que l’on ne présente plus en Côte d’Ivoire.
Après la retraite aux flambeaux, ils ont gratifié de leur prestation la NUIT DU CONTE sous les cocotiers.
A cette occasion une jeunetroupe locale du nom de M’KOA a bénéficié de ce tremplin pour se faire connaître de la plus belle manière.
En résumé :
Rappelons que les maisons de l’époque précoloniale, sur lesquelles les travaux de restauration sont encours, seront transformées en Maisons des Arts et Traditions du Littoral Alladjan (MATRALA) comportant :
· Un musée régional du Littoral Alladjan
· Une bibliothèque scolaire et universitaire
· Un Laboratoire de recherche ethnologie
· La maison des notable set des personnalités ayant marqué la région
Cette initiative de l’Appatame Bretagne Côte d’Ivoire n’a pas de précédent en Côte d’Ivoire.
Toutes ces années d'expériences nous amènent donc aujourd’hui à envisager sereinement la création de la branche nationale et internationale pour amplifier le développement culturel et la promotion du Patrimoine historique et traditionnel.
La Direction du Patrimoine National et l’ensemble des services des Sites et Monuments du Ministère de la Culture, nous soutiennent depuis le début. Nous nous rencontrons régulièrement pour des échanges d'informations et de bons procédés.
Nous sommes conscients du décalage qui existe entre les façons de faire d’ici et là-bas.
En Côte d’Ivoire, certaines démarches administratives et juridiques doivent composer avec la société traditionnelle.
C’est pourquoi nous pensons qu’il serait judicieux de ne point bousculer les habitudes qui, au gré du temps et des transformations voulues par le progrès, vont s’adapter.
Nous, nous voulions rester cohérents dans nos démarches et projets avec la Côte d’Ivoire :
Partir de la tradition pour préparer le futur là-bas
Restaurer des bâtiments en ruine qui ont compté dans l’histoire de la Côte d’Ivoire permettra en parallèle de restaurer des traditions anciennes, aujourd’hui délaissées. Cette cohabitation qui se veut harmonieuse est le reflet d’une restauration à deux visages.
Tout d’abord, ce vaste chantier de restauration permet aux bénévoles ivoiriens et français d'appréhender certaines techniques qu’ils n’ont pas forcément la possibilité d'aborder autrement.
Travailler ensemble, côte à côte, vers un même objectif, leur permet de développer des amitiés. Et l'échange se retrouve également ici.
Travailler avec des ‘’amis blancs’’ permet alors de dépasser les clivages et les préjugés, maintenus jusqu’alors, autant pour les Français que pour les Ivoiriens.
Le travail en commun et le bénévolat ont permis de prendre conscience des richesses de nos différences.
En plus du caractère relationnel de cette expérience apparaît la notion de bénévolat, difficile à comprendre pour certains.
La question d’argent, pourtant indispensable à de telles entreprises, n’a plus de place ici. Par contre elle est une ouverture vers la différence, un échange de vie, de travail et de culture.
L’échange est réussi, le bénévoles, qu’ils soient Français, Ivoiriens ou Bretons, novices ou expérimentés, travaillent depuis trois ans déjà dans le même sens, avec la même envie : celle de construire quelque chose et de le faire ensemble.
Juillet-Août-Septembre1999
Accueil en famille réussi
Cette année, les bénévoles français venus à Jacqueville ont été accueillis dans les familles.
Une innovation qui a été appréciée par tous le bénéficières et aussi par les responsables de notre Antenne régionale.
Ainsi, la population a été sensibilisée par ce qu'ils étaient venus faire et partager avec eux.
Les travaux de restauration avances
Pour la seconde année consécutive les travaux de restauration des maisons de l’époque pré coloniale à Jacqueville ont été poursuivis.
Nos adhérents venus de Rennes ont été aidés par les artisans locaux et quelques jeunes du village.
Cette fois, les travaux concernaient le préau, la finition des ouvertures du futur musée et plus particulièrement la deuxième maison, qui abritera la future bibliothèque (photos ci-dessus) :
· Enlèvement d'enduit
· Consolidation des pignons
· Bornage pour la clôture etc.…
Elévation du soubassements du préau, futur lieu de réunion des notables et de manifestations villageoises.
Réfection d'une ancienne tombe située entre les deux bâtiments qui a donné lieu à une cérémonie de libation
Le futur Musée des Arts et Traditions
Au musée des traditions, la clôture a été achevée, le sol des deux-pièces au rez-de-chaussée a été cimenté, les vitres des deux grandes fenêtres situées plus haut, sur le pignon Est et Ouest ont été posées, le grand portail a été aussi installé à l’étage donnant un cachet exceptionnel.
Enfin la mise en lumière par des néons étanches complète d’habiller ce bâtiment qui retrouve une seconde jeunesse
Secteur éducation
Les bénévoles français qui avaient choisi d'encadrer les enfants du village inscrits pour les devoirs de vacances, ont poursuivi le même programme que l’année précédente.
Environnement
L’étude de faisabilité pour la dépollution du Lac M’koa a connu une accélération.
En effet, au cours de sa visite à Rennes en avril dernier, le Maire de Jacqueville Monsieur ETTE Edouard a rencontré son homologue de Rennes le Député Maire Edmond HERVE.
Après un accueil chaleureux, le Maire de Rennes prenant connaissance du dossier sur la dépollution du lac naturel de Jacqueville que nous lui remettons, décida de financer le voyage d’un ingénieur en hydraulique pour des études plus approfondies.
C’est en la personne de Monsieur Olivier FLANDRIN, ingénieur et enseignant qu’a porté notre choix.
Au cours du voyage qu’il a effectué en compagnie de certains de ses élèves à Jacqueville, ils ont mené avec bon train toutes les investigations nécessaires à l’établissement d’un rapport complet et d’un devis estimatif pour la création d’une lagune artificielle et la construction d’un lavoir à proximité du lac.
Premier festival de fanfare du Littoral des 3 A
Autre innovation et grande manifestation
Cette année, l’Antenne régionale de Jacqueville a initié une manifestation, le festival régional des fanfares, « FESTIFANF »qui devrait rassembler les fanfares du littoral alladjan.
Malheureusement les initiateurs, ABBIS Elie Alexis et Moïse YESSOH, soutenus par leur président Monsieur Melindji Kacou Benoît, ontont rencontré beaucoup de difficultés pour convaincre les fanfares de participer à ce concours inter village.
La Mairie de Jacqueville a octroyé une enveloppe financière conséquente pour cette organisation.
Cette manifestation n’a réunit que les fanfares d’ Adjué et Sassako. Elles ont été brillantes et ont remporté respectivement la première et deuxième place de ce concours.
Les deux fanfares ont ensuite reçu leur prix des mains des autorités préfectorale et municipale au cours des festivités marquant les trente neuf ans de l'indépendance de la Côte d’Ivoire après l’avoir animé.
Festival POPÜEBRA haut en couleur
Le Festival des Arts et Traditions du Littoral des3A n’ont pas manqué à son rendez-vous.
Avec sa traditionnelle nuit du conte et retrait aux flambeaux.
Ce sont les conteurs du village d’Azaguié Blida, siège de notre deuxième antenne ivoirienne qui ont eu le privilège de la rehausser de belle manière.
La journée culturelle le lendemain était l’occasion d'accueillir pour la première fois dans l’enceinte du futur musée le représentant de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire Monsieur Jean-Jacques HERVE premier secrétaire.
La danse traditionnelle FREEBOL, des musiciens et danseurs traditionnels venus d’Abidjan pour la circonstance et les deux fanfares lauréates du concours ont clôturé les festivités de cette quatrième édition. Nous vous donnons rendez-vous en l’an 2000 pour inaugurer le musée des tradition set pour les festivités de POPÜEBRA cinquième édition.
JUILLET – Août 2000
« Un rêve devenu réalité »
Le Musée des Traditions Alladjans à Jacqueville
Fleuron des Maisons des Arts et Traditions du Littoral Alladjan et des 3 A inauguré le 15 juillet 2000par son Excellence Monsieur Francis LOTT, Ambassadeur de France en Côte-d'Ivoire
Sauvée des ruines et de l’abandon, un bâtiment de l’époque pré coloniale situé en front de mer à Jacqueville, abritera désormais les objets usuels, costumes, bijoux...qui retracent les traditions, et le passé historique des alladjans. Ce sera un musée vivant et éducatif.
Les scolaires, les étudiants, et les chercheurs trouveront là, un outil de travail et un lieu de connaissance. La population locale verrait là une reconnaissance de leurs traditions. Il fait partie de l’ensemble des Maisons des Arts et Traditions du Littoral Alladjan et des 3 A (MATRALA). Situé dans un paysage paisible de verdure et de mer, le musée des traditions est un lieu de rencontre et de partage et un haut lieu touristique qui autrefois était un comptoir d’échanges sur l’océan. Aujourd’hui, la région se tourne résolument vers l’avenir et le modernisme.
Zone de texte: Inauguré le 15 juillet 2000 par son Excellence Monsieur Francis LOTT, Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire Le festival popuëbra 2000
Le Festival Popuëbra a connu une affluence record et une ferveur populaire au niveau local.
La venue aussi de France de nos adhérents rennais cette fois en temps que touristes, un mois après l'inauguration du musée des traditions.
Les festivités ont été présidé par le chargé culturel de l’Ambassade de France enCôte d’Ivoire entouré des élus et des notables du département de Jacqueville.
1999– 2001
Étude et construction d’un lavoir près du lac M’koa à Jacqueville
Avec la Fédération d’Initiatives Panafricaines (FEDINPA) :
Appatame- Bretagne côte d’Ivoire et l’Institut Mond’Afrique
A Rennes, sa représentation ivoirienne à Abidjan et
Les étudiants en BTS de gestion et la maîtrise de l’eau du Lycée agricole Rennes Le Rheu (France)
RAPPORT MORAL
La population de Jacqueville, depuis quelques années, voyait son environnement se détériorer inexorablement. En effet, le lac M'Koa, véritable mythe découvert par les fondateurs de cette ville éponyme (en Alladjan), voit la qualité de ses eaux se dégrader inexorablement et se trouve encore aujourd’hui, dans un état d'eutrophisation avancé. Cette situation est confirmée par les études réalisées en 1998 et 1999 par des techniciens en maîtrise de l'eau et un ingénieur hydraulique, Monsieur Olivier FLANDRIN du Lycée agricole du Rheu, dépêché par le secteur international de la Fédération d'associations Appatame et Bretagne côte d’Ivoire avec le concours financier de la ville de Rennes. Ils ont abouti à la conclusion suivante : l'eutrophisation est due à une mauvaise utilisation du lac ; les vaisselles et lessives effectuées dans ses eaux apportent des phosphates en quantité qui provoquent ce déséquilibre de l'état naturel.
En concertation avec les populations concernées, ils décident de mettre en place un lavoir, alimenté par un forage à25 m, et son système d'assainissement pour éviter de nouveaux apports de phosphates et limiter le contact avec les eaux du lac qui deviennent de plus en plus insalubres et provoquent des réactions dermiques et peuvent être véhiculer des maladies diverses.
En 2001, une équipe de trois techniciens issus de la même formation se rendent sur place pour mettre en place ce lavoir. Après une prise de contact nécessaire avec les autorités coutumières, municipales et professionnelles de traitement d’eau, nous recrutons une équipe de bénévoles habitant à Jacqueville, ils passent à la réalisation concrète de ce système. La motivation des bénévoles et la réceptivité de la population confèrent une avancée rapide au projet et facilite la sensibilisation de cette dernière. Les rencontres avec les autorités locales (Maire, Préfet...) et nos diverses interventions à la radio locale permettent à ce projet d’avoir une dimension plus large au niveau régional et nationale :c'est en effet la première fois qu'un projet de ce type est réalisé en Côte-d'Ivoire et même probablement en Afrique de l'Ouest.
Ce projet pourrait donc être le point de départ d'une prise de conscience plus globale des problèmes de la ressource en eau en Côte d'Ivoire et montrer qu'il existe des solutions adaptées pour les villages ivoiriens à l'heure où Abidjan la capitale économique, se préoccupe de son assainissement.
Le travail n'est cependant pas fini, voilà pourquoi, parallèlement à la réalisation du lavoir, cette équipe a effectué des sondages et conçu des plans pour la construction d'un premier bloc de latrines, en partenariat avec les familles demandeuses et la municipalité. Cette dernière souhaite que cette première tranche de construction soit un exemple et un support désensibilisation pour la population.
On peut désormais affirmer que la construction du lavoir a été l'étincelle nécessaire pour la prise de conscience de l'importance de la ressource en eau dans cette région du Littoral. Gageons que cela va servir d’exemple aux régions voisines.
Monsieur Olivier FLANDRIN
Monsieur Alexandre DECOUT
RENNES, le 27/01/2002
Mission Echange Coopération
Conseil général d’Ille et Vilaine
35, rue Louis Guilloux - 35000 RENNES
Madame, Monsieur,
Vous avez subventionné notre projet en Côte d’Ivoire au cours de l’été 2001.
Cette aide a permis la construction d’un lavoir et de son système de traitement.
Cette opération aujourd’hui réalisée avec le concours des étudiants en BTS de Gestion et Maîtrise de l’eau du Lycée agricole Rennes Le Rheu, permettra d’enrayer peu à peu la pollution qui asphyxiait le lac naturel M’Koa à Jacqueville.
Aujourd’hui, cette réalisation est utile et soulage la population de Jacqueville.
Elle reste un outil pédagogique moderne fort, pour une rééducation de la population pour la protection de leur environnement.
Ce lavoir de conception unique et originale en milieu traditionnel permettra aux bénéficiaires de combattre efficacement les fléaux néfastes et pervers du modernisme.
Pour toutes ces raisons, et au nom de tous les Opérateurs et bénéficiaires, nous vous sommes très reconnaissants pour votre aide financière.
Nous sommes heureux aussi de vous adresser aussi le rapport d’activité et le bilan.
En ce début de l’année nouvelle 2002,nous vous adressons nos meilleurs vœux et vous prions de croire à l’assurance de nos sincères salutations.
Pour la Fédération d’Associations Appatame et Bretagne Côte d’Ivoire
Ernest AHIPPAH
Jacqueville, le 12 août 2002
A Monsieur Joseph TANOH, Chef du Village de Jacqueville
Monsieur le Chef du Village,
Je viens vous demander de bien vouloir procéder à l’inauguration du Lavoir dont les Travaux viennent de s’achever.
J’ai demandé à Monsieur Dieudonné Kouassi, Représentant pour la Côte-d'Ivoire de la Fédération d’Initiative Panafricaine, Président de l’Association Bretagne Côte d’Ivoire et Monsieur Laurent BODO de se rendre disponible pour être à vos côtés le jour de l’inauguration. Moi-même étant empêché pour des raisons d’éloignement.
Je souhaite que cette réalisation apporte un mieux être dans le combat que nous menons pour endiguer la pollution du lac historique.
Nous nous permettons de vous proposer les dates suivantes :
26 août
27 août
28 août 2002
Dans les mois à venir, je projette de me rendre en Côte d’Ivoire et donc à Jacqueville et je serai heureux de vous rencontrer.
En vous souhaitant une bonne santé et beaucoup de joie, je vous assure de mon attachement à notre village et son développement.
Cordialement
Ernest AHIPPAH
PROJETS 2010
Reprise des activités à Jacqueville :
Du fait des intempéries, les infrastructures à Jacqueville nécessitent une cure de jouvence :
· Musée des traditions : réfection du vernis des poutres sculptées, de la peinture extérieure, remplacement des serrures, réparation du portail d’entrée…
· Lavoir et lagunage : réfection de la pompe, sensibilisation de la population à l'utilisation des lavoirs pour la protection du lac naturel.
· Bibliothèque régionale : mise en étude de la reprise des travaux de la bibliothèque régionale.
· Case des notables : démarrage de la construction pour faire le lien entre le musée et la bibliothèque.
· Lycée professionnel : nouveau projet de coopération entre l’Association« Armor Logistique Afrique » (soutien de l’agriculture vivrière en Afrique) basée en Bretagne et notre association pour parrainer le lycée professionnel de Jacqueville.
Nouvelle antenne de Port-Bouët
Pendant une visite au village historique d’Anleya-Port-Bouët, commune d’Abidjan abritant aussi l’aéroport international « Félix Houphouet Boigny », le chef de ce village nous a fait part des difficultés que la population rencontre pour juguler l’insalubrité grandissante due aux déchets ménagers.
Pour nous permettre de nous pencher ensemble sur ces problèmes, nous leur avons suggérer la création d’une antenne dans cette localité afin d’allier nos forces. C’est pourquoi, à la fin de mon voyage en septembre, j’ai procédé à l'installation de cette nouvelle antenne.
Dans le même temps, nous avons demandé à déplacer le siège de la représentation ivoirienne dans des locaux à proximité du domicile du chef traditionnel du village d’Aleya-Port-Bouët. Ce siège était situé précédemment dans la commune de Youpougon à l’ouest d’Abidjan.
Du matériel informatique donné par Fédinpa sera convoyé en début d’année pour les aider à préparer les documents nécessaires au démarrage des activités et la reprise des chantiers.
Déchets ménagers et environnement : Préambule
Pendant quinze jours, j’ai fait un douloureux constat : Abidjan vit dans la saleté, au milieu des ordures ménagères, sources d’épidémies de toutes sortes.
J’ai ramené avec moi un reportage vidéo qui montre l’ampleur de la situation qui mérite que l’on s’y attarde.
J’entends ici et là, des personnes dire qu’il faut laisser les « Africains »décider de leur sort, de leur avenir ; Mais de quel avenir parlez-vous quand la population est noyée dans un océan de détritus voulu par le modernisme dont ils n’ont pas eu le mode d’emploi, et quand leurs ressources naturelles(agricoles et minières) leur échappent ?
Une fois revenu à Rennes, j’ai commencé des démarches pour m’informer des techniques adaptables en Côte d’Ivoire.
Je me suis rendu en compagnie de François au centre de tri sélectif de Véolia de Rennes pour une visite guidée des lieux le 21 octobre. Ce que nous avons vu ne peut être transposable dans l’immédiat là-bas, à moins que cela ne soit accompagné d’un programme éducatif de base dont nous ferons, dans nos premières démarches, une priorité.
A Abidjan, grande agglomération, le constat montre une absence de système de traitement des déchets ou d’usine d’incinération.
C’est pourquoi, en lien avec les populations victimes de cette insalubrité, nous allons, en nous entourant de spécialistes, dresser un chronogramme des actions à mener au niveau :
· Educatif
· Acheminement des déchets
· Localisation des sites propres
· Construction des centres de traitement
Sur le conseil de Yann Voisin, responsable de l’association « Armor Logistique Afrique », j’ai également effectué un déplacement à Brest en compagnie de Maryse, pour prendre part aux 3es Assises de la solidarité internationale en Bretagne le 24 octobre.
Le thème, cette année, était placé sur l’agriculture vivrière.
Garderie de Kodimasso
Au cours de mon voyage, je n’ai pas eu l’occasion de me déplacer dans cette localité où se situe la quatrième antenne de notre association. Depuis quelques années, nous avons entrepris, en lien avec la population, la construction d’une garderie d’enfants pour soulager les parents qui partaient aux champs. Ce qui nous a valu d’être considérés comme la septième famille du village. Neammoins, Dieudonné notre Représentant en Côte d’Ivoire a fait le nécessaire pour me donner les informations utiles afin d’informer le Conseil d’Administration une fois en France. A propos de cette garderie dont la construction a été interrompue à cause des troubles survenus en Côte d’Ivoire, nous envisageons de poursuivre et d’achever les travaux pour la rendre opérationnelle maintenant que le calme est revenu.
Antenne d’Azaguié Blida
Il en est de même pour cette troisième antenne où je n’ai pas pu me rendre. Quand nous sommes arrivés dans cette localité il y a quelques années, les villageois menaient des travaux pour la construction d’un dispensaire, d’une maternité et des logements de fonction. Le séjour de nos adhérents français pour prêter mains fortes nous a permis de contribuer financièrement et humainement à l'achèvement de ces bâtiments. Dieudonné m’a informé que la maternité et le dispensaire fonctionnent. Ce qui a sur choit la pharmacie villageoise qui existait. Une visite de courtoisie était envisagée mais le temps a manqué.
En résumé
Après sept années d’interruptions avec la Côte d’Ivoire (à cause des troubles qu’elle a connus), notre séjour en septembre dernier nous a permis de renouer les liens avec nos adhérents et membres ivoiriens. Là-bas, nous avons rencontré et écouté nos interlocuteurs nous faire part de leurs difficultés et souhaits.
A notre retour, nous avons procédé à une analyse pertinente afin de rechercher les voies et moyens, matériels et financiers pour leur venir en aide là-bas.
Bien sûr la crise est là et les démarches ne seront pas facilitées. C’est pourquoi il serait nécessaire de rassembler les bonnes volontés au delà du cercle du conseil d’administration.
Une large information sera diffusée dans les lieux de nos activités traditionnelles et au delà.
Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues.
Ernest AHIPPAH novembre 2009
le 25-10-2009 19:42
Le voyage à Pouldrezic
Déplacement au village natal du Père du Cheval d’orgueil - Rencontre avec son fils Yfig à Morlaix - Mercredi 05 août 2009
Ce mercredi matin de très bonne heure (7h), Élise, Nicolas, François et moi-même, nous sommes parti pour Pouldreuzic, Village natal de Per Jakez Helias ;
Le but de ce déplacement était de réaliser un travail photo et vidéo pour compléter et enrichir l’exposition regards croisés Senghor/Helias.
Le voyage aller fut agréable. En milieu de journée, nous arrivons à Pouldrezic. Très sceptique quand aux infrastructures culturelles que nous pourrions trouver sur place, je fût agréablement surpris de trouver un office de tourisme flanqué d’un dessin représentant Per Jakez Helias. Une grande salle accueille des expositions, une autre salle plus moyenne est la bibliothèque.
En entrant dans le hall d’accueil, je me dirige vers une l’Hôtesse pour avoir l’adresse de la Mairie. Une fois arrivé là-bas, nous rencontrons Madame Marie Thérèse GOURLAOUEN, Maire. Elle nous consacra du temps au cours duquel nous lui confions le but de notre présence à Pouldreuzic. A l’issue de cette rencontre qui fût instructive, elle dépêcha un jeune guide qui nous attendra sur place pour nous faire visiter la maison natale de Per Jakez Helias.
Nous prenions congé de Madame GOURLAOUEN et nous nous rendions à la maison natale. Chemin faisant et pour attendre notre guide, nous prenions quelques photos de l’église, des plaques indiquant le parcours du chemin du cheval d’orgueil, de l’office du tourisme du haut pays bigouden…
Enfin nous arrivons à la maison natale. Notre guide n’est pas encore là. Nous attendîmes devant la maison. Nous profitions pour émettre quelques avis quand la signalisation pour retrouver la maison natale. Sur un panneau en face de celle-ci, un papier dactylographié indiquant la maison natale et celle du patrimoine est scotché.
Enfin il arrive. Il se prénomme Gilda. Très sympathique nous allons le découvrir. Nous passions un bon moment dans cette maison tellement il y avait à découvrir : Une photocopie de son carnet de voyage, des photos le montrant assis à une table en Côte d’Ivoire, d’autres dans lesquelles il est en compagnie de ses grands parents et parents…
L’horloge tourne et nous n’avions pas vu le temps passer. Il faut libérer notre guide, Nous prenions chaleureusement congé de Gilda. Je lui laisse mon adresse internet pour garder le contact.
Une fois sorti de la maison natale de Per Jakez Helias, nous revenions dans le bourg et allons déjeuner dans restaurant routier.
Il est presque 13h40 quand nous quittions le restaurant. Notre prochaine étape nous amènera à Morlaix pour rencontrer Yfig Helias le fils.
Il est 15h30 quand nous arrivons au domicile de Yfig Helias.
Comme nous n’avions rendez-vous qu’à 16 heures, nous profitions pour faire une commission. Quand nous arrivons chez lui quelques minutes après, il est là et nous accueille avec enthousiasme dans la maisonnée inondée de musique.
Pendant les quelques heures que nous avons passé avec lui, nous avons évoqués des souvenirs et lui avons montré la vidéo que nous avons réalisé avec les photos dont il nous a fait don.
Plus tard, nous prenions congé de lui. En ce levant pour nous raccompagner, il bouscule par inadvertance des médaillons de l’effigie de son père posés sur un meuble. Il m’en offrit un. Je le remercie avec gratitude et nous reprenons la route pour Rennes où nous arrivons vers 21 heures.




